Communiqués

La Dépêche du 19 janvier 2010

Castres. Autoroute :

« Vers la vallée de l'Agout »

Ce soir à Lavaur.

Restée relativement discrète depuis le début du débat public sur le projet d'autoroute concédée Castres-Toulouse, l'Upnet (union protection nature et environnement du Tarn) qui regroupe 35 associations concernées par les questions d'environnement, a choisi l'avant-dernière réunion publique pour exprimer sa position. C'est ce soir en effet que se tiendra à Lavaur, à la halle d'Occitanie à 20 h la dernière réunion publique prévue dans le Tarn avant l'ultime rencontre fixée à Verfeil le 28 janvier.

Pour Pierre Courjault-Radé, membre du collège exécutif de l'Upnet: «Notre prise de position se situe d'abord sur l'aménagement du territoire et pas seulement sur une vision écolo ou environnementale. Nous avons une vision transversale et nous pensons que l'on doit raisonner à l'échelle de l'aire métropolitaine de ToulouseL'Upnet s'exprimera donc contre le projet autoroutier Castres-Toulouse. Pour etayer la réflexion, Dominique Leman, président de l'association Terres et coteaux du Lauragais et membre de l'Upnet précise: «En 2005, l'aire toulousaine a arrêté son schéma de développement Inter-scot pour faire face à l'explosion de la démographie toulousaine. Celui ci donne trois directions: compacter davantage l'urbanisme toulousain trop étendu, favoriser le développement des transports collectifs et favoriser le développement des pôles d'équilibre. Dans la liste de ces pôles figure celui de Lavaur-Saint Sulpice. La vallée du Girou est identifiée comme un territoire à vocation agricole et si l'autoroute Castres-Verfeil se fait, ce sera à l'encontre de ces objectifs.»

Ainsi l'Upnet préconise la création d'une liaison routière efficace entre Castres et Lavaur d'une part et entre Castres et Castelnaudary: «Nous nous positionnons hors du choix imposé entre autoroute concédée ou 2x2 voies aménagée progressivement» ajoute Pierre Courjault-Radé qui ne milite pas pour autant pour une autoroute vers Saint-Sulpice: «Une approche multimodale des transports avec le train notamment et les déviations routières de St-Sulpice, Lavaur, Saint-Paul Cap de Joux et Revel doivent suffirent à sécuriser et désenclaver le sud du Tarn

Dans ce cadre, l'Upnet estime que la vallée de l'Agout reste un axe naturel qui doit être privilégié. Des arguments qui devraient être présentés à la réunion de ce soir et qui font l'objet d'un cahier d'acteur qui vient d'être déposé auprès de la commission du débat public.

 

COMMUNIQUE DE PRESSE  DU 25 NOVEMBRE 2009

 

L’accord TRIFYL/Aveyron : une entorse au plan départemental ?

 

Un accord entre le syndicat départemental de l’Aveyron et Trifyl vient d’être annoncé. Il précise que le bioréacteur de Labessière-Candeil recevra les déchets résiduels de l’Aveyron sur une période d’un an renouvelable sur 3 ans au maximum. Une explication détaillée est donnée des raisons de cet accord inédit entre les deux syndicats départementaux portant sur la nécessaire solidarité avec nos voisins de l’Aveyron.

Tout en tenant compte de ces explications, la position de la  Fédération reste nuancée.

En effet, l’apport de déchets en provenance d’un autre département apparaît comme une entorse aux attendus du plan départemental signé par le préfet du Tarn en 1998 et dans lequel l’Aveyron n’a pas été retenu.  Cependant, de sérieuses garanties nous ont été fournies que cette situation reste limitée dans le temps. En outre, les enjeux de cette alliance innovante entre les deux structures départementales sont d’envergure en fournissant un service public de proximité de qualité et conduisant à la réalisation d’un second bioréacteur en Midi-Pyrénées et en France.

Toutefois, notre vigilance restera entière – comme cela est le cas depuis la création de Trifyl en 1999 - quant à la limitation dans le temps de cette situation et  vis-à-vis des réalisations envisagées par le syndicat départemental que cela soit l’utilisation du méthane comme gaz naturel véhicule, de la production d’hydrogène ou du circuit de sensibilisation sur les énergies renouvelables.

 

Le collège exécutif de l’UPNET

J.M. Cambra, M. Claude,  P. Courjault-Radé, B. Maillochaud et  C.J. Moraschetti.

 

 

 Article sur les assisses départementales du 20 juin 2009 - La Dépêche

COMMUNIQUE DE PRESSE DU 26 OCTOBRE 2008 CONCERNANT LE RECOURS DE LA FEDERATION REGIONALE (UMINATE) CONTRE LES AUTORISATIONS DE DEPASSEMENT DU TONNAGE INITIAL ET D'AIRE DE COLLECTE DES DECHETS DANGEREUX EN FAVEUR DU CTSDU DE GRAULHET

 

La Fédération de protection de l’environnement régionale (UMINATE) à laquelle l’UPNET est adhérente, vient d’annoncer qu’elle  a déposé un recours contre l’autorisation concédée à la société Occitanis gérante du CTSDU de Graulhet à augmenter sensiblement le tonnage admissible sur le site et également à accroître son rayon de collecte. Nous ne pouvons qu’être satisfaits de cette décision car elle  témoigne d’une réelle volonté de faire respecter les engagements pris par les différentes parties prenantes du projet graulhétois, (conseil régional, fédérations régionale et départementale, DRIRE et Etat) après de nombreuses négociations au sein de  l’observatoire régional des déchets dangereux en Midi-Pyrénées (ORDIMIP). Comme nous le signalions lors de notre dernière conférence de presse (édition de La Dépêche du  4  octobre), il n’y aucune raison que le Tarn devienne la poubelle du grand sud  en raison du fait que des structures performantes de traitement aient pu voir le jour grâce, entre autres,  à une concertation avec les associations de protection de l’environnement dont faisait partie l’UPNET. Dans cette situation, nous attendons avec intérêt les évolutions prévues concernant la décharge des Brugues de Lavaur  marquées semble-t-il par  une volonté d’accroissement sensible du tonnage, semblant vouloir prendre la même direction que le CTSDU de Graulhet… 

                 


COMMUNIQUE DE PRESSE UPNET / PAYSAGES DE FRANCE DU 26/11/09

 « Affichage publicitaire : non au retour de la pollution !
L’UPNET et « Paysages de France » lancent un appel solennel au maire de Mazamet

Grâce à l’action associative, la quasi-totalité des panneaux publicitaires, qui défiguraient Mazamet et ternissaient son image comme celle du PNR du Haut-Languedoc, a été récemment démontée. Une action qui aura nécessité de saisir à plusieurs reprises déjà le tribunal administratif de Toulouse et d’assigner plusieurs afficheurs. 
Ces panneaux étaient installés, parfois depuis de nombreuses années, en violation de la loi. En effet, le Code de l’environnement interdit la publicité dans les parcs naturels régionaux, la publicité ne pouvant être réintroduite que dans les communes où sont instituées des zones dites de publicité restreinte, ce qui n’était pas et n’est toujours pas le cas le cas à Mazamet.
Face à cette situation, la ville de Mazamet vient d’élaborer un projet de règlement prévoyant la création de quatre zones de publicité restreinte.
 
Or, bien que la commune de Mazamet fasse partie d’un parc naturel régional et que sa meilleure « publicité » soit de mettre en avant l’attrait que représente la qualité du cadre de vie et du paysage, le projet actuellement arrêté par la mairie est parfois beaucoup plus laxiste que ce qui se fait dans des villes « ordinaires » ou dans de très grandes agglomérations.

Ainsi, par exemple, le projet de règlement de publicité de Paris prévoit de limiter à 8 m2 la publicité sur mur. Celui de Mazamet permettrait d’installer des panneaux de 16 m2

De même, l’application du projet dans son état actuel signifierait notamment le retour des panneaux publicitaires de grand format ; Cela alors même que ces panneaux sont le symbole même de la pollution en matière d’affichage publicitaire et de banalisation du paysage et n’ont donc pas leur place dans un parc naturel.  Cela alors même que certaines communes « ordinaires » n’ont pas hésité à  bannir purement et simplement ce format et que certaines grandes ou très grandes agglomérations ont pris des mesures pour en  limiter fortement l’impact.  Inversement et contrairement à ce qui se fait dans la plupart des communes qui se dotent d’un règlement, rien n’a été prévu  pour empêcher que les façades de certains bâtiments commerciaux installés dans les zones d’activité ne se transforment en enseignes géantes et défigurent les entrées de la ville.

L’UPNET et « Paysages de France » lancent donc un appel solennel au maire de Mazamet pour que le projet de règlement de publicité soit réexaminé et amélioré et que soient recherchées les solutions permettant, en valorisant l’image de la ville et du parc naturel régional du Haut-Languedoc, d’être à la hauteur des enjeux environnementaux tout en répondant aux légitimes besoins des acteurs économiques. L’action conduite à Mazamet pourra ainsi prendre un caractère exemplaire non seulement au niveau local et régional, mais aussi au niveau national.

Signatures et contacts des associations

- Le collège exécutif de l’Union Protection Nature et Environnement du Tarn (UPNET) 

05 63 99 72 10 / Courriel : upnet@wanadoo.fr

- Paysages de France (Association nationale) / Contact pour ce dossier : 06 82 76 55 84 / Courriel : contact@paysagesdefrance.org www.paysagesdefrance.org


POSITION DE LA FEDERATION SUR LA PROBLEMATIQUE OGM

La question  fondamentale relative aux OGM concerne l’estimation des risques environnementaux et concernant la santé humaine qu’est susceptible de présenter leur dissémination.En s’appuyant sur la définition du risque présentée au colloque de janvier 2008 organisé par le MEEDDAT (Ministère de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement Durable et de l’Aménagement du Territoire)[1] comme résultant le croisement d’un aléa [2] avec des enjeux,  enjeux qui dans le cas qui regarde la Fédération sont d’ordre environnementaux et sanitaires, la problématique OGM peut être circonscrite à l’identification des dangers et leur intensité associés aux différentes voies de dissémination de ces organismes. Dans ce contexte, la question à laquelle doit répondre impérativement la recherche scientifique est la suivante: connaît-on actuellement l’ensemble des dangers à impacts environnementaux et sanitaires associés aux cultures OGM et peut-on en préciser l’importance des effets potentiels ? Force est de constater que les éléments de réponse les plus récents ne permettent pas cette estimation puisque la communauté scientifique apparaît particulièrement divisée et contradictoire à ce sujet[3]. A partir du constat de l’impossibilité d’estimer les dangers potentiels et leurs intensités liés aux OGM et, à fortiori, l’impossibilité d’estimer les risques environnementaux et sanitaires qui leurs seraient associés, il est n’est pas possible pour la Fédération de protection de l’environnement du Tarn d’accepter - dans les conditions actuelles -  les risques  que la dissémination des OGM feraient encourir à l’environnement et à la santé humaine.

à En conséquence, le principe de précaution, inscrit dans la constitution de la Vème république, doit être appliqué afin d’interdire toute dissémination d’OGM dans l’environnement et ce tant que la recherche - dont l’indépendance doit être impérativement garantie - n’aura pas dégagée un diagnostic faisant consensus au sein de la communauté scientifique sur l’importance des dangers et leurs conséquences qu’ils pourraient représenter.En outre, la majeure partie des cultures OGM actuelles sont des cultures «Pesticides » : le soja et colza résistants au round-up Or, il est désormais établi que cette résistance conduit à augmenter les doses de ces polluants organiques persistants au détriment de la qualité de l’environnement et de la santé humaine (voir le rapport des Amis de la Terre sur le cas de l’Argentine[4]). Quant au maïs MON810, il produit lui-même la toxine qui est fatale à la pyrale du maïs, c’est donc lui-même un insecticide.

à Par conséquent, l'UPNET s’oppose aux cultures en plein champ des OGM et défend le droit de cultiver et de se nourrir sans OGM.

AG de l’UPNET,  réunie le  28 mars  2009 à Sémalens.


[1] Colloque Risques Décision Territoire à  Lyon en janvier 2008 (Source -http://www.rdtrisques.org/nouvelles/acteslyon)

[2] L’aléa lui-même résultant du croisement entre un danger avec sa probabilité d’occurrence

[3] Voir la polémique récente au sein même de Haute autorité provisoire sur les OGM concernant l’avis d’innocuité vis à vis du maïs 810 de Monsantoaffirmé par l’AFSSA…

[4] http://www.amisdelaterre.org/IMG/pdf/OGM_rapport_complet_2008_.pdf

 

 


 

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